Nous sommes en pleine saison cyclonique et les dépressions tropicales s'enchaînent. Nisha est passée pas loin, Oli nous a touchés, Pat a fait
demi-tour et René a suivi Pat... Non seulement un chaleur étouffante avec des températures à 32°, mais aussi une humidité terrible avec un taux à
83% qui nous rend encore plus fiu que d’habitude !
Nous avons eu une première dépression tropicale NISHA, avec beaucoup de pluie, de gris et de vent, un avis de mise
en garde le 28 janvier du Haut Commissariat, mais heureusement pas de transformation en cyclone.
Oli sévit en Polynésie
Ensuite, est arrivée OLI, grosse dépression tropicale qui s’est intensifiée et a évolué en cyclone tropical. Le
Haut-Commissariat déclenche l’alerte orange le 1er févier pour l’archipel de la société et celui des Australes et diffuse les consignes ci dessous. L'alerte orange est déclenchée
lorsqu'un phénomène cyclonique est susceptible de concerner la Polynésie française dans un délai de moins de 48h. Un cyclone tropical produit des vents moyens supérieurs à 120 km/h, avec des
rafales supérieures à 175 km/h. Hum, c’est pas rassurant tout ca !

C’est la ruée vers les magasins de bricolage qui sont dévalisés de planches en bois, lampes à piles, scotch, cordes,
piles…
Mercredi matin, après une nuit très pluvieuse et ventée, comme notre maison est située en plein vent, Bruno se décide
(enfin !) à faire comme les autres, c’est à dire consolider ce qui est possible et protéger les baies vitrées par des planches. Les achats sont donc prévus dans la journée, mais contretemps,
il apprend qu’il est attendu sans délai à la cellule de crise du Haut Commissariat et ce pour la durée du cyclone… Heureusement nous avons de supers potes ! Jérôme, qui habite à Paea (c’est
à dire de l’autre côté de l’île à 40km…) débarque avec sa visseuse pour fixer les planches achetées en hâte chez hyperbrico…
Bruno arrive tout de même à s’extirper de la cellule de crise et consolide ce qu’il reste. Tout est rentré à l’intérieur
de la maison ou dans l’abri de jardin : transat, salon d’extérieur, BBQ, outils…

La maison consolidée
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La houle à Mahina
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Normalement, on voit la mer…
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L’humidité sur les vitres… et donc partout dans la maison…
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Sylvie, notre voisine, vient se mettre à l’abri chez nous avec ses trois minettes que nous enfermons dans le bureau (c’est
la guerre avec mes chats !). Ces derniers, justement, sont enfermés dans notre chambre. Les malheureux ne comprennent pas ce qui leur arrive ! Par chance, l’électricité fonctionne, le
téléphone aussi.
Nous regardons les flashs TV et écoutons la radio pour avoir des nouvelles… des dégâts sur Bora-Bora, Maupiti et Raiatea
qui est dans le noir... plus de liaisons maritimes et aériennes et une forte houle de 6m ! Les avions de Air Tahiti sont évacués aux Marquises où il n’y a aucun risque de cyclone.
Le vent souffle fort et la houle atteint 6m… Le cyclone monte en puissance, le port de Papeete est fermé ainsi que
l’aéroport. Avec l’alerte rouge, nous avons interdiction de circuler et devons rester chez nous jusqu’à nouvel ordre. Voici quelques photos trouvées sur internet...
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Le front de mer est interdit à la circulation à cause de la houle
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Centre ville Papeete, le nouveau trou du souffleur - photo de Jean-Yves Parrain-Soyer / Facebook
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Front de mer de Papeete assailli par les vagues - photo de Tehere Marere / Facebook
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Les jardins de Paofai envahis par la mer - photo de Jean-Yves Parrain-Soyer / Facebook
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L’entrée de la RDO…
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Vue d’une partie de la digue de Papeete et des cuves à fuel avec une houle de plusieurs mètres très impressionnantes – photo Jibé / Facebook
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Houle déchaînée sur la digue de Motu Uta – photo de Seb Joli – Pollywood films
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Bateau de la Marine essayant de sortir de la passe du port de Papeete – photo Christian Durocher (Tahiti Presse)
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La mer déchaînée dans la baie du Taaone, les vagues remontent jusqu’à la salle Aorai Tini Hau – photo de Fabien Chin / Facebook
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Pointe du Tahara’a – photo C. Van Niel / Facebook
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Côte Est de Tahiti vers le trou du souffleur – photo de Tehere Marere / Facebook
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La houle à Arue
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La nuit est longue… Le gros du cyclone est prévu à 5h du matin et malgré la fatigue, le sommeil est entrecoupé par
l’attente et les nombreuses allées et venues des chats dans le lit… Qui n’y comprennent toujours rien ! Le vent est assez fort, l’air est très très humide mais le matin arrive et nous sommes
heureusement surpris d’avoir passé le gros sans trop de frayeur.
Le cyclone est en fait passé plus au large de Tahiti que prévu, ouf ! Il a dévié sa route en prenant la direction du
Sud.
OLI poursuit donc sa progression vers l'archipel des Australes au sud et gagne en puissance. L’œil du cyclone OLI passe
malheureusement sur l’île comme c’était prévu.
Même s’il a perdu un peu de son intensité, il est quand même passé sur les Australes en catégorie 3, ce qui fait de lui le
2ème cyclone le plus puissant que la Polynésie ai connu depuis 1980. Les vents ont dépassé les 200 km/h et une houle de 8 à 9 mètres s’est violemment abattue sur l’île.
Le bilan des dégâts
Quelques dizaines d'habitations ont été détruites sur Tahiti par les crues des rivières ou les vents mais les dégâts sont
surtout dus aux inondations, il y a quelques toits arrachés et des routes coupées... Oufff plus de peur que de mal !
Par contre aux Australes, les dégâts sont beaucoup plus conséquents… Il y a eu un mort et six blessés dont un grave.
L'homme de 45 ans décédé à Tubuai a été emporté par la houle. 200 habitations ont été soufflées, les habitants à l'abri n'ont rien retrouvé, qu'un amas de tôles enchevêtrées. Il n'y a plus de
route, plus d'électricité... c'est une vision apocalyptique. Les photos suivantes sont de Christian DUROCHER (Tahiti Presse).
Et maintenant...
OLI est parti, trois autres dépressions se sont formées sans toucher les îles de la Polynésie, et on croise les doigts
pour que la saison se calme un peu…
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